SOSUCAM : la modernisation en marche de l’agriculture camerounaise

Auteur 17 mars 2014 1
SOSUCAM : la modernisation en marche de l’agriculture camerounaise

Fondée en 1964, la Société Sucrière du Cameroun (SOSUCAM) est un des acteurs majeurs du marché agro-alimentaire camerounais. Partenaire économique et social de premier plan dans la région, elle est spécialisée dans la culture, la production et la commercialisation de sucre à destination du marché local. Aujourd’hui la SOSUCAM se caractérise par son soutien à l’innovation et à la modernisation de l’agriculture africaine.

SOSUCAM : un acteur économique présent depuis 50 ans au Cameroun

La SOSUCAM, depuis sa création, a pour activités principales la culture de la canne à sucre, la récolte et le transport, la transformation industrielle et la commercialisation de sucre (sucre blanc, sucre blond, sucres emballés en morceaux et buchettes). Au fil du temps, elle est parvenue à établir une filière sucrière durable dans le paysage agricole camerounais.

La SOSUCAM est implantée dans le département de la Haute-Sanaga, au nord du pays, où se trouvent ses deux sites sucriers de M’Bandjock et N’koteng. Sur près de 18 700 hectares de plantations, la SOSUCAM y cultive la canne à sucre à l’aide de techniques agricoles modernes et innovantes, dans le respect des normes de qualité et de protection de l’environnement en vigueur.

La SOSUCAM produit ainsi 130 000 tonnes de sucre par an, pour plus d’un million de tonnes de cannes à sucre broyées sur la même période, et avec plus de 7000 salariés, elle représente le troisième plus gros employeur du Cameroun après l’Etat et la Cameroon Developpement Corporation – selon les chiffres de 2009. La société est aujourd’hui détenue à 72,72% par le groupe français SOMDIAA tandis que l’Etat camerounais et d’autres actionnaires privés – dont le personnel de la SOSUCAM – possèdent le reste des parts de l’entreprise.

Somdiaa-Logo-Princesse-Tatie7Sur le plan commercial, la SOSUCAM commercialise ses produits sous la marque « Princesse Tatie » depuis 2009, une marque destinée à rapprocher le sucre du grand public avec un packaging adapté aux besoins du consommateur camerounais.

Modernisation et progrès technologique comme moteurs de développement

La SOSUCAM s’est récemment démarquée dans le paysage agro-alimentaire camerounais par son engagement pour le progrès technique et la modernisation de ses moyens de production.

La presse a d’ailleurs salué les efforts de la SOSUCAM pour le développement de la mécanisation au cours de sa dernière campagne sucrière 2013-2014, en plus du renouvellement de son parc de matériel roulant et de l’automatisation de l’usine de production de Nktoteng. La mécanisation de la récolte de cannes à sucre, au-delà de la hausse des rendements qu’elle induit, agit sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la protection de l’environnement. La modernisation des plantations que suppose ce processus de mécanisation nécessite d’importants investissements pour lesquels la SOSUCAM s’est engagée, dans un souci de performance et de développement durable.

La SOSUCAM a aussi lancé depuis 2007 un programme de sélection de variétés de cannes à sucre. Ainsi, la SOSUCAM a pris la décision d’introduire tous les ans jusqu’à 4 000 nouvelles variétés, destinées à être testées et sélectionnées sur une période de 12 ans. A terme, le but est de parvenir à cultiver les meilleures variétés adaptées au climat et aux besoins locaux.

En parallèle, la SOSUCAM a décidé d’augmenter ses capacités de production en mettant en valeur des superficies nouvelles, afin de répondre aux besoins croissants du marché camerounais. Cela se matérialisera par l’agrandissement de son périmètre d’exploitation, qui sera porté à 25 000 hectares, pour atteindre l’objectif de production de 165 000 tonnes de sucre par campagne en 2017. A ce titre, le site de N’Koteng et l’usine attenante seront dans la capacité de broyer près de 225 tonnes de cannes à sucre par heure.

La SOSUCAM se place ainsi comme un acteur incontournable du marché du sucre au Cameroun pour les années à venir, avec le souci de développer une industrie moderne et durable sur le continent africain.

Un commentaire »

  1. Carine 8 avril 2014 at 14 h 58 min - Reply

    la mecanisation est indispensabel en Afrique pour développer l’agrivculture de notre beau continent c »st bien que des sociétés s’emparent de ce grand chantier poru faire avancer les chsoes dans la bonne direction!!

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